mardi 19 octobre 2010

LA CORBEILLE DE LA SLOVÉNIE (nouvelle 31 )

Mirage, au-dessus des nuages, sage

.LA CORBEILLE


  Un ruisseau reste libre quant rien ne le guide vers une destination contradictoire.


   Le soleil frôle le zénith et les grillons vocalisent leurs sentiments dans une sérénade de compliments. Notre marche devient fatigante car cette chaleur se réverbère sur les grosses pierres de marbre rose, fardé de filaments noir. Les lézards profitent de cette aubaine pour  réchauffer leur peau froide aux bienfaisant rayons de soleil. Les serpents se lézardent sur des plates bandes brûlante des rochers qui jalonnent sur notre chemin. Cette chaleur sereine provoque une vague dégourdissement . Le but que nous suivons est intentionnelle par la découverte de cette île  de la Yougoslavie. Au nombre de quatre, le fruit de notre courage n'a pas de démérite. Dans le village où nous passons nos vacances toutes les fenêtres sont clos. Une sieste évoque l'absence de tous les habitants. Cette léthargie ne nous impressionne pas car notre inconscience cogite une responsabilité indigne . Il doit être 15 heures , personne ne vient mélanger son pas . Notre gourde sonne le creux et aucune source d'eau ne coule. On presse le pas pour retrouver la fraîcheur de notre chambre a l’hôtel.
   Devant nous, un vieille homme se déplace avec lenteur en se servant d’appuis sur une canne. Ce tuteur la équilibre son déplacement. Notre politesse fait vibrer quelques mots dans notre langue maternelle.
    ( - Bonjour Monsieur. )
    Ne point récolter de réponse ne nous surprend pas car dans ce pays totalitaire, personne n'exprime de sympathie envers son voisinage. Les vacanciers sont des curieux où la richesse perdent d'égarer son temps . Chaque Habitant germe une résille de méfiance envers nous autre en créant un vide d'expression.
   ( - Bonjour mes Dames et Messieurs )
  Cette réponse me surprend ? Un autre Français sur cette île de la mer Adriatique ?
   ( - Êtes vous Français Monsieur ?
     - Non Monsieur, je suis un Yougoslave de la Slovénie
     - Vous avez beaucoup de mérite car votre Français me flatte
     - Je vous remercie de votre flatterie et rencontre dans votre politesse la marque de votre sagesse.
     - Cela vas de paire pour vous Monsieur, vous savez que c'est par la flatterie que démarre le bon crue d'une conversation révélatrice.
     - La révélation ne dépend que du dialogue que nous allons entamer, je crois que votre curiosité est comblé par ce beau paysage qui nargue votre séjour.
     - Effectivement, l'instruction dépend de ce que veut apprendre L'individu. Pour l'instant j'ai visité des petites entreprises de confection qui me paressent rudimentaire et différente des nôtres. Celle ou celui qui produit la matière première gagne plus que celle ou celui qui occupe un poste dans un bureau entouré de paperasserie. En France c'est le contraire, celui qui se dépense physiquement n'a pas de rémunération équitable par contre celle ou celui qui verbalises intellectuellement la conception du produit gagne jusqu'au double voir le triple du salaire de l'ouvrier. )
   La lenteur de son pas me distance de mes compagnons. Ma femme me fait signe de la rejoindre, je contresigne et continue de discuter avec cette homme. Sa timide progression
lui donne du mouron. Il halte son pas pour prendre place sur un énorme rocher qui surplombe une vaste colline. Notre vue s'égare vers l’immensité d'une mer bleuté et huileuse. La verdure environnante se compose de figuiers, d’oliviers, d'amandiers plus que centenaire, ils poussent sauvage entre les rocailles claire d'une blancheur incontestable. De nombreux moutons, libre comme le vent, s'épanouissent autour de nous. Ils paissent une herbe invisible a nos yeux. Des oiseaux tout jaune, de la taille d'une grive, tente de s’approprier une éventuelle proie de cette terre sablonneuse. Une pétarade mécanique tapote sur l'étendu de cette mer calme, comme un moteur diesel a un piston. Je guide ma recherche et découvre un petit navire de commerce au loin. Lui aussi vient de dénoncer sa venu. De nombreux récifs l'obligent d’être attentif. Il les contourne avec respect dans un savoir faire plus que parfait . Le bruit du moteur se rapproche, plus personne ne parle. Il est encore loin, ce petit navire mais la mer porte chaque bruit tel un souverain dénonciateur. Un vide d'expression s’impose. Les murs ont des oreilles et la mer porte a merveille. Le vieillard me fait des signes de ne rien dire, comme ci une maladie contagieuse emporte notre conversation vers ce bateau chargé a ras bord de sable. Ce petit navire flotte avec justesse sur cette eau claire, entre le pond et l'eau il n'y a place que pour une petit main d'enfant.
   Mon regard rencontre un vieux véhicule de l'armée Américaine, rouillé, vestige de la dernière guerre mondiale, un GMC sans roue. Il est calé sur des socles en béton. Son mécanisme consiste de moudre les caillasses en du sable utile pour la construction. Un tapis roulant permet de charger un éventuelle bateau. Cette exploitation est livrée a l'abandon, je pense. Des mouettes suivent le petit navire dans un tintamarre brillant. Leurs comportements  se traduit par des plongeons surprenant, derrière les vagues du petit navire. Autour de nous de grands lézards se permettent de sucer le cuir de nos chaussures de marche.
   Le bateau disparaît derrière une haute falaise blanche pour ne laisser qu'un sillage de petite vaguelettes impondérable devant l’immensité de cette étendu bleuté et vierge de tout soupçon. Le vieille homme reste muet par politesse, pour que renaît de nouveau ce silence de velours. Nos sentiments se sont égaré quelque part, entre le ciel et la mer, entre le regard de nos pensées et la beauté de notre liberté. Je me rapproche d'un figuier pour en cueillir quelques fruits mure, qui, après les avoir tâté glissent sur mon palais . J'apprécie cette lassitude comme le charme de ma béatitude qui vernit a volonté le savoir de la loyauté.
    ( - Êtes vous a la retraite Monsieur ?
      - Qui cela fait déjà cinq années que le temps n'est plus présent. L'on prêtant que la retraite est la dernière porte de sortie et que dans cette branche la l'on ressent le plus de mortalité . Vous ne le pensez pas vous ?
      - Lorsque l'on est  au travaille il y aussi de forte chance d'avoir un accident.
      - Mais que ce passe t'il  dans ce cas pour vous en France ?
      - L' accident de travail entre dans un statu particulier et une caisse attiré. Son chef d’entreprise risque une forte amande parfois même de l'emprisonnement. Une enquête définie la responsabilité de l'un ou de l'autre , ci l’accidenté a consommé de l'alcool il est responsable a part entière. Chez vous comment cela se passe ? 
     - Nous avons la même conception mais la caisse c'est l'état et l'état ne laisse pas passer cela comme étant un banal accident, le chef de l'équipe risque aussi une condamnation. Il arrive très souvent  que la victime doit prendre en charge toute sa responsabilité ce qui le prive de toute indemnisation d’invalidité.)
   J'écoute sa confession avec ristourne et,
  ( - Vous savez Monsieur , ce n'est pas seulement dans votre pays que cette théorie existe chez nous aussi la chasse est ouverte aux accidents de travail. Mais, vous qu'avez vous fait comme métier dans votre passage active ?
     - J'annonçais la pluie et le beau temps à la radio de Zagreb, je suis un menteur car souvent je prévoyais ce qu'il ne fallait prévoir.
     - Vous avez fait cela durant combien de temps ?
     - Depuis la fin de la seconde guerre mondiale jusqu’à la porte de ma retraite.)
   Un moment de silence plane autour de nous ; on est pensif pour lézarder vers une convergence commune. Le vide se mut avec nos âmes et nos réactions suivent un tracé indécis. A l’horizon le ciel épouse le bleu de la méditerranée. Aucun vent ne joue avec la moindre brindille , la plus petite paille, nie les fin cheveux grisâtre de ce vieillard. Je pense que mes compagnons sont parvenu  sur les quais du petit port du village. L’importance de leur avance nous eut éloigné de plusieurs kilométriques. Le vieille homme reprend sa canne pour s'y appuyer et retrouve l'aisance de sa sûreté. Nous continuons notre avancé avec fierté et satisfaction. Au bout de trois cent mètres, le vieillard atténua son pas puis me prédit d'une triste voix,
   ( - La tristesse de ce pays guidera notre avenir vers un but incertain. L'argent perdra de sa valeur car l'onde d'une doctrine contradictoire fermentera une multitude de controverses. Le goût de l'activité salariale ne répondra a celui du juste prix. Je me permet de faire une comparaison avec ma rente et celui de la valeur de l'argent Allemand. Je peux me rendre compte que je ne possède qu'a peine trois cents DM par mois . Je ne suis pas a plaindre mais je remarque que nos Dinars s'envolent en friche a telle point que l'histoire que je vais vous rapporter représente la défaite de mon pays.
  Dans une famille riche de trois enfants ou le couple travaille, une maladie vient perturber la situations familiale. La mère doit être hospitalisé suite a une maladie grave. Le transport est hors de prix ; la famille décide de s'y rendre a pied. La femme eut préparé une valise de vêtements, très lourde pour sa personne et, une corbeille pour y rancher la somme de Dinars nécessaire pour payer certaines obligations a  l’hôpital. La corbeille est remplit a ras bord comme le bateau que nous venons de voir. Le risque de débordement peut faire outrage; ils recouvrent leur valoir d'un vulgaire tissus blanc de peur que cette richesse s'envole. Chemin faisant, l'homme porte la lourde valise et la femme l'encombrante et légère corbeille,  remplit de Dinars en papier. La longue route provoque une fatigue incontournable  pour la malade. La jeune femme se peine avec ses douleurs. Il faut reconnaître que de transporter une corbeille aussi encombrante n'est pas de toute facilité. Elle implore son mari de l'aider a marcher. Ils abandonne cette corbeille aussi encombrante sur le bas coté de cette route national. Il fut convenu que ce sera plus tard que le mari reviendra la récupérer. La santé de sa femme vaux plus que tous l'or de ce monde. Deux heures ont passé , la femme a pris place dans une chambre d’hôpital. Son mari retourne a la fameuse corbeille, sa surprise, est de ne plus trouver la corbeille mais de retrouver le ballot et ses  Dinars. La moral de cette histoire c'est que les Dinars n'ont d' importance la corbeille en valait bien plus. )
   Le vieille homme me regarde d'un air triomphateur car il vient de me soudoyer des arguments qui priment la loyauté de mon attention. Telle une arpette de couture, sans fil a coudre, je l’accompagne sur son chemin en me taisant par respect . Ses lèvres font renaître des sentiments rebelles gardé en sourdine durant de nombreuses années. Il continu son récit  dans une complainte ressemblant a un verdict abrogé. 
  ( - Un soir de fête, après avoir ingurgité de l'alcool de figues, plus que de coutume, notre famille se laisse emporter vers des expressions exprimé dans notre langue Slovène, celle de nos ancêtres. Personne du groupe  ne s'est méfié de l'autre et notre joie vibre comme une allégresse digne d'un pays libre de toute expression. La fleur de la liberté illumine notre soirée. Pour nous aucune couleur n'égare des interdictions qui prime la répression. Notre fête se termine tôt au petit matin , a la levé du jour. C'est dimanche et il me faut un peu de sommeil pour faire par la suite un tour a l'église. Après vingt minutes ma femme me réveille. Son visage médusé me choque. Deux hommes de forte corpulence de la police, l'accompagne. Je me lève avec hâte et incertitude . Pas vaillant sur mes pieds la police m'attache mes mains dans le dos et me dirige vers un véhicule militaire. Mes pensées se brouillent , je ne sais quel peut être le sujet de mon arrestation ? Je porte un fardeau qui me donne du mourons, mais lequel ? Mon transport se termine dans la mari du village, la, ils rédigent des lignes de rapports insensées.  Je suis inculpé d'avoir prononcé des blagues dans notre langue maternel, celui de la Slovénie ? Je viens de commettre une infraction qui humilie la langue Yougoslave, la langue de la rémunération ? L’intolérance a fait vibrer sa puissance par une condamnation qui consiste de boire un litre d'huile de foie de morue. Mon estomac fait volte face et durant dix journées désabonner,  je n'arrive a me retenir . Cette réaction fut très humiliante.)
    L'on se rapproche du village et le vieille homme épouse un silence dénonciateur. Je l'eus salué avec respect avec dans mon coeur un sentiment de satisfaction pour son histoire mais aussi un temps de réflectivité sur la liberté d'expression de mon pays. Un vide comble notre différence mais ses belles histoires eurent le courage de dénoncer une vérité, le manque de liberté dans ce pays envoûte de totalitarisme. 
















JJM