mercredi 22 décembre 2010

CIRQUE DE POCHE ( NOUVELLE 46 )

Mirage, au-dessus des nuages, sage.

CIRQUE DE POCHE


    En empruntant le chemin habituelle qui rejoint mon habitation, je remarque qu'une nouveauté attise ma curiosité ? Il est l'heure du déjeuner et, je ne dois point me retarder. Mais, mon attention veut se primer d'un certain savoir. Il va de sois qu'un léger retard risque de me pénaliser. Je me stationne près de la place du village où devant mes yeux, un grand chapiteau  vient de se monter durant mes heures passé a l'école. Cette étrangeté, faite de multiple couleurs vives , attise le germe qui approfondit mon instruction. Devenir le premier de la classe de ce savoir c'est disposer d'une large avant garde. J'inspecte donc cette nouveauté jusque dans le fond de son ombre sans égarer le montre indice.
   Un son musicale agréable conjugue des farandoles en lassant mes oreilles. Je distingue des instruments en cuivre brillant, accompagné de cymbales tintant et de castagnettes claquant des rythmes endiablant. Je me laisse séduire par ce charme musicale m'attirant au centre de l’évènement. Une bonne humeur enivre ma personne en même temps que mon attention impressionné suit les mouvements de danse d'un petit caniche blanc. Il se dresse sur ses membres arrière pour se déplacer avec une digne fierté qu'engendre cette cadence musicale. La, je suis médusé par le savoir faire d'un enfant de mon âge qui garde son équilibre sur un fil tendu a un mettre du sol entre deux roulottes en bois. Elles expriment un bariolage de publicités fait  de couleurs joyeuses. Je me gave de toute cette curiosité comme un enfant  gâté. Je me laisse impressionné par ce grand cheval a la robe feux de l'automne, qui, lui aussi, épouse le rythme de la musique en dansant fièrement. Cette masse de puissance, concorde le tintement de ses fers sur les pavées de la place du village. Un musicien, positionné sur un tabouret a un pied, surveille l'attraction. De son visage s'échappe un sourire amical tout en gonflant ses joues pour jouer de la trompette. Une jeune femme très élégante, avec de long cheveux blond bouclées et de habits d'orée, se coiffe devant un miroir accroché a l'une des trois caravanes bariolé de divers seines en peintures éclatante. Je me laisse séduire par leurs divers activités. Ma présence ne trouble personne et le sourire de cette jeune femme me met en confiance. J'en suis attendri comme par enchantement. Je rencontre dans leur expressions la formule du bien être de la réussite. Je me rapproche du cheval et remarque que sous son ventre une petit lutin roule son corps avec fantaisies  sans que l'animal puisse le blesser avec ses sabots verni. Le cheval très élégant et fière, marque un arrêt a ma hauteur. Il me surprend par son comportement en se rapprochant de moi, ses naseaux me reniflent de haut en bas. N'est ce pas la une forme de curiosité . la concrétisation de son instruction  ?
    Je me souvient que ma grand mère ma fait comprendre que tous les animaux possèdent un sens de langage différent au notre car ils peuvent reconnaître tel légume ou tel fruits par l’odorat.
   Ce sont ces gros naseaux qui me rendent attentif car ils décortiquent mon odeur a plusieurs reprises pour analyser les moindres détailles. Ses oreilles bougent et se mettent a vibrer comme pour exprimer une vive émotion , elles me concrétisent une attention certaine. Ses grands yeux caramel me transpercent d'observation. Ils ont un brillant humide qui me rappellent des bonbons mou, ces caramels d'orée très sucré . Les crins de sa crinière se dressent comme les poiles du blaireau que mon père prend pour faire mousser le savon utile en se rasant. Ses sabots sont vernit d'une graisse noir et brillante. Sa longue et infatigable panache de queue se dandine par satisfaction. Je suis tout près de cette masse musculaire qui, me surprend spontanément par des mots que je comprend facilement ?
   ( - Comment tu t'appelles jeune garçon ? )
  Je n'en revient pas, je rêve  ? C'est bien le cheval qui me pose cette question la ? J'hésite, puis je lui répond en sourdine sur son questionnaire.
   ( - Je m'appelle Santore Paul 
     - Parle un peu plus fort, je suis sourd d'oreille
     - Je m'appelle Santore Paul et j'ai huit ans
     - Aimes tu les gens du cirque ?
     - Oui j'adore le cirque et ses artistes
     - Qu'aimes tu en particulier dans le cirque ?
     - Les clowns, les animaux savant et les tours de magies
     - Tu viendras me voir ce soir ?
     - Oui, je demanderai a mes parents et a ma grand mère de m'accompagner
     - Dans ce cas a ce soir, je t'attendrai. )
  Il bouge sa tête avec argument et soulagement. Je me dis, mais un cheval qui me questionne ce n'est pas possible et pourtant il ma parlé avec sympathie, ça ne peut être que de la magie ? Dans le cirque il y a de tous, surtout des animaux savants ça je le sais par ma grand mère qui m'en avait fait part. Je ne la croyais pas , je viens de me rendre compte que l’évidence est la , elle avait raison. Je ne tarde plus sur cette découverte et me sépare de ces artistes. Je suis fière comme l'eau claire et riche comme le Dieu Apollon. Mon intention consiste de divulguer mes acquits dans mon voisinage. Ma grand mère sera la première a qui je dénoncerai le questionnaire que vient de me poser le cheval. Sans me rendre compte, le temps eut passé trot vite. Je dois me presser le repas de midi doit être servie ? Le retard que je vient d'accumuler est excusable ; il n'y a que ma grand mère qui m'attend a la maison ; mes parents occupent leur poste de travail, elle comprendra mon retard car ce n'est pas souvent qu'un cirque piète dans notre village.

   ( - Bonjour Grand mère, qu'il fait beau aujourd'hui ) 
  Je ne rencontre la moindre réponse. 
   ( - Tu as raison Grand mère, au sujet du cirque, il y a des animaux savant. J'ai rencontré un caniche blanc qui marche sur ses pattes avant, un nain qui fait des culbutes sous un cheval entrain de danser au son d'une farandole d' instruments. Une fillette de mon âge qui marche sur un fil et une femme qui porte un costume éclatant de brillants. Il y a encore un homme qui joue de la trompette en souriant et un autre de la cymbale en se tortillant. Mais, la meilleur de tout cela c'est le cheval qui me posent des questions ? J'en suis encore tout ému, il parle comme nous et dialogue sympathiquement.
   - Mais, petit homme, un cheval ne parle pas un seul mot ? comment cela peur être vrais ? )
   Ma Grand mère n'est pas persuadé de ma découverte et pourtant ce fut elle qui m'eut raconté que dans un cirque l'on rencontre des animaux savant ? Je mange peu et ne parle plus un seul mot. Ce n'est pas le fait d'avoir entendu parler un cheval qui déboussole ma faim, mais, la réponse de ma Grand mère qui contredit toute mon histoire. Je la quitte avec une profonde déception qui marque mon coeur. Mais pour quel raison ne croit elle pas mon histoire ?
   Le reste sur une défaite certaine mais dans mes pensées trottent des solutions dignes d'une remise a l’évidence. J'irai confier ma requête a Sophie, ma meilleur copine de classe. Avec son consentement ensemble nous convaincrons mes parents pour voir le spectacle ce soir.
   Comme d'habitude, nous nous retrouvons près de la fontaine du chat perché. Ma joie retrouve le chemin du bon sens et mon expression celui d'une fierté exemplaire. Ce sera ma découverte de ce midi qui l'éblouira autant que moi même. Je lui dis fièrement, 
   ( - Tu sais Sophie, ce qui ce trouve sous cette grande tente qui occupe la place du village 
     - Non Paul,
     - Et bien figure toi qu'il y a un homme lutin, des musiciens, un chien qui danse sur ses pattes de devant , une femme aux habiles d’ocré, une fille de notre âge qui marche sur un fil et le plus impressionnant, c'est un cheval qui parle !
     - Mais , Paul, cela ne peut être possible qu'un cheval puisse te parler ? comment peux tu me faire croire une pareille chose ? 
     - Je ne raconte pas de sottise, je l'ai entendu parler de mes propres oreilles, tu peux me le croire au non de notre amitié,
     - Moi je ne suis pas persuadé, je ne te crois pas un seul mot, je suis réaliste et pas songeur, plongé dans des rêves comme toi ! )
  Cette opposition éponge mes sentiments révélateurs. Je viens de récolter un malais enivrant, il me marque profondément. Le mouron prend racine et place mes intentions dans un comportement ténébreux.  Elle aussi se doute de mes mots concernant le cirque, surtout cette discutions que j'ai eu avec le cheval ?   Je pense que cela provient d'une jalousie qui rend Sophie et ma Grand mère aussi contradictoire ?
   La cour d'école se remplit d'élèves , nous disposons de quelques minutes de liberté. Un groupe d'écoliers se forment autour de nous deux. Je n'ai le moindre désir d’exprimer un seul mot sur ma découverte. Je me sens bafoué, humilier de par mes précédentes discutions. Je me sanguine sur chaque réponse par doute d'un affront possible avec mes camarades. Sophie me taquine par traîtrise et dit d'un air de dominance,
   ( - Savez vous ce que Paul a découverts sur la place du village, entre les caravanes et cette grande tente qui miroite le bariolage de publicité ? 
     - Non Sophie, raconte nous cela !)
  Sa personne épouse un comportement hérédité et secondaire a mes yeux car, elle me traite comme ci c'est de l'illusion ma découverte.
    ( -Paul prétend qu'un cheval lui eut parlé ce midi au cirque ? )
  Elle se met a rire fortement et tous les autres suivent son comportement. Cette réaction devient pour moi une insulte, je bannie une honte qui se remarque par le rougissement de ma peau ; il me reste aucune offensive, je me terre dans un coin en gardant le silence. Certains de mes collègues rit a haute voix et très peu doutent sur cette dénonciation. Chez les filles cela n'a pas le même poids, certaines dissent qu'il est possible qu'un cheval de cirque parle car des oiseaux s'expriment avec une facilité remarquable. Je garde une certaine retenue et me sent soulagé lorsque la cloche de l'école se mit a tinter pour la rentrée en classe.
   A la récréation des remontrances reprennent du service, personne ne veut croire en mon histoire et peut de soutient vibre en ma faveur. Je suis triste, abattu, bafoué et dans mon coeur net le germe d'une profonde amertume.
   La sortie d'école me tarde. Au son de la cloche, je me rapidement vers ma maison pour pouvoir laisser évanouir l’affront et me consacrer vers un vide d'expression total. Le courage me manque pour conter a mes parents ce que j'ai remarqué ce matin. La défaite creuse une faille dans mon objectif. Ma persuasion est telle que je garde mon secret . Mes parents ne doivent devenir mes prochaines victimes de mon illusion.
  Me voila parmi eux et je n'entame la moindre conversation car, la Grand mère ne tarde par leur expliquer mon aventure. Je rougie de honte.
   (- Savez vous mes enfants que Paul prétend avoir parlé avec un cheval, il m'a fait croire cela pour que je l'accompagne au cirque ce soir. C'est un petit malin ce garçonnets ; mais , je ne veux le contrarier et je pense que ce soir il va manger. Comme c'est bientôt noël, je suis prête pour vous inviter toute la famille sous le chapiteau et regarder ce spectacle tant élucidé par Paul. ) 
  Elle me tend une perche que je happe avec honneur. Elle ne m'a pas abaissé comme je l'ai redouté, au contraire. Elle rehausse mon histoire a ma plus grande satisfaction .
   Après le repas du soir, toute la famille part vers le centre du village ; la où se déroule la séance que propose le cirque. Ma joie est profonde et ma fierté aussi.
   Le spectacle commence par la présentation des participants. La tente vibre sous les nombreuses applaudissements que provoquent tout cet ensemble de villageois. J'observe tous mes copains et copines de classe ; ils me scrutent comme ci, leur démenti va conclure a une réponse concrète. C'est a pas de danse sur le fil que démarre le spectacle. Puis suit celui du caniche blanc qui se déplace sur les pattes avant. Des clowns font leur apparition et l'ensemble du publique rit avec joie. Un lutin déambule comme une toupie et un grand cheval , a la robe couleur feux d’automne, fait son entrée. La monture porte en amazone une jeune femme, aux habiles d'orée et étincelant de brillants. A ce moment la, une joie chatoyante vibre dans mon coeur. Je devient songeur et me dis,
   ( - Et ci se cheval ne parle pas un mot en publique, je suis perdu ? )
  Un pressentiment fait virer mes doutes dans une sonne critique, je m'en mord les doigts très fortement. Le nain continu ses galipettes sous le cheval au son d'une musique qui le fait danser. Mon coeur bat la chamade et une inquiétude tangue en moi. Je me sent vide d'explication mais espère que ; le  
cheval se met par bouger ses oreilles puis il hennit en hochant la tête et, se met a parler avec virtualité.
   ( - Y a il un petit garçon sous le chapiteau qui répond au non de Santore Paul ? )
   Je crois ne pas bien entendre et me laisse ébahir par cette voix qui déstabilise ma peine en une profonde joie.
   ( - Y a il un petit garçon sous le chapiteau qui répond au non de Santore Paul ? )
   Enfin , je réagi avec fierté et,
   ( - Oui Monsieur le cheval, je suis dans les estrades, 
     - Dans ce cas, vient au milieu du cirque pour parler avec moi. )
   Je m'avance encré dans le socle de ma joie, avec une fierté digne d'un grand roi. Les gens me regardent avec curiosité, tout le monde peut croire maintenant en non histoire, toutes les personnes sont bondés d'une attention particulière ; même ma Grand mère a entendu que mon histoire tien debout et que j' ai raison. Lorsque je marche vers le centre du chapiteau, les spectateurs applaudissent . Je sens a ce moment des larmes de réconfort. Je gagne par cette attention un salaire digne d'un grand pardon. Arrivé au milieu du cirque, a la vue de tous les villageois, le cheval m'invite a le monter pour faire un tour de piste.


  Souvent , a mes enfants, je raconte cette histoire qui m'a tant éblouit. Depuis que ce cirque eut passé dans le village aucun autre saltimbanque n'a su donner un spectacle aussi remarquable. Je ne rate aucun cirque de passage pour pouvoir retrouver et prouver a mes enfants effectivement cela existe un cheval qui parle !!!



















JJM  


A ce jour 1058 lecteurs de 32 pays