dimanche 31 octobre 2010

LA SOUPE SUR L’ÎLE DE PAG ( nouvelle 33 )

Mirage, au-dessus des nuages, sage

.LA SOUPE SUR L’ÎLE DE PAG



          Mes souvenirs viennent de me rappeler  le parcours d'une promenade sur l’île de Pag. Ce fut il y de cela quelques années, du temps de la grande Yougoslavie. Mes sentiments de ce moment m'eut ému profondément .
   Ce jour la, une joie fait virevolter un courage sans précédent car, mes intentions me guident vers la découverte de cette belle contrée de la Croatie, Plitvice. Je suis émerveillé par cette  verdure resplendissante  qu'enlace  des paysages galonnés de références enthousiasmante . Les ruisseaux cascadent leur limpidité a travers les grosses pierres qu'ils polissent poliment. Ils sont ci claire ces cours d'eau, a telle point qu'ils dénoncent  a travers leur transparence , l'éblouissante des pierres où se reflètent les rayons du soleil. L'eau ressemble a une vitre vierge de toute impureté. L'on peu y observer la netteté de ces roches marbrées de rouge bordeaux avec quelques filament noir, qui brillent au moindre rayon de soleil. Les reflets d'argent, que verbalisent les écailles des truites, produisent un luisant dénonciateur. Ici le signe de la prolifération marque sa vitalité, j'en suis convaincu. Les cascades de la rivière multiplient l’énergie de chute en chute dans un chant digne d'une farandole époustouflante fait de clapotis en clapotis pour ensuite se transformer et une cascade rugissante. Son agitation fait bouillonner une énergie libre de toute exploitation houiller. La chaleur me prête aussi son hommage sur la nudité d'une partie de mon corps par un bronzage rougeâtre. Ma transpiration fait briller ma peau , je partage cette magie avec le ciel bleuté sans l'ombre d' un seul nuage.
   Mon chemin jalonne entre les hauts hêtres centenaire, a travers leurs touffus feuillages l'on apercevoir des petites surfaces de ciel bleue. La promenade est magnifique étourdissante et enivrante je suis prêt a demander cette belle nature en mariage. Le lendemain, notre initiative nous guide vers l’île de Pag
  Notre parcours change, les  arbres diminue, ils se font de plus en plus rare. Autour de nous des rochers sont dominant et la route, faite de roche blanche, lisse comme du marbre brille de mille feu . L'on se rapproche d'un pont  et la, un garde militaire nous fait signe de ralentir. Il habite dans une petite cabane en bois où un autre camarade s'y trouve.Il vérifie la voiture puis non laisse suivre notre route en nous expliquant, dans un français parfait ,de passer une bonne visite. A notre vue, l'Adriatique bleu turquoise, et enchanteresse. Nous traversons ce pont de béton seul , aucune autre voiture n'est visible. Au lointain se dessine un clocher pointu , il veille sur une petit village . Le vide de population et d'animaux rend notre présence incertaine. Ce petit village aspire ma hâte de découverte . On se laisse glisser vers cette présence humaine . Comme l’harmonie d'une belle chanson, l'ombres des habitations rafraîchit notre entourage. Sur les murs en pierre blanche, la clarté du soleil est éblouissant et chaleureux. Des lézards ,lézardent leur temps entre les joints des constructions des maisons : ils y conjuguent la valeur harmonieuse d'une paix irréprochable. Personne n'interrompre leur médiation. Je ne trouble cette béatitude par respect de leur liberté. Je m'avance avec grâce, sous l'ombre des bâtisses plus que centenaire. Nous parvenons au centre du village sur une grande place où doit certainement y avoir parfois le marcher ? De large murs en pierre de taille, retiennent un immense toit  en schiste régionale. Une remarquable ossature en sapin décrit une puissante charpente plus que centenaire. Sous nos pieds, le sol en pavés de marbre gris, poli par le passage fréquent des marchants et des habitants est lisse et très glissant. Notre déplacement sous cette vaste voûte ombragé , fait ressentir des illusions visuelle sur la richesse que comporte la valeur financière de cette galerie marchante. C'est un privilège pour les habitants de cette contrés sur leur propre autogestion.
   En face de cette place il y a une grande église baroque, qui marque son autorité religieuse. Mon attention reste attendrit par le rapide vas et vient des hirondelles qui se pressent sous les poutres du toit pour nourrir leur nichée , logé dans des nids inaltérable. Dans un recoin chante l'eau d'une petite fontaine par l'intermédiaire du bec d'aigle en cuivre verdissant. Ce petit filet d'eau timide , limpide sa sérénité par le refrain d'un soulagement perpétuelle. Nulle vie humaine ne croise mon regard, je reste  le seul intrus qui guette une éventuelle proie. Mon regard reste figé par une ancienne habitation d'où, a coté de sa porte d'entrée, une grande marmite en fonte noircie est placé sur des braises de bois . Il s'évade , a travers l’entrebâillement de son couvercle, une odeur alléchante. Mon estomac devient gourmand il réveille sa poche musculeuse , une salive nargue mes envies.
    Les aiguilles de l'horloge du clocher frôlent midi . Les repas vont certainement être servi sur les tables ? Une apparition soudaine me fait découvrir une jeune femme dans le cadre de la porte d'entrée de cette vieille habitation. Ses habilles sont en tissu chatoyant de couleurs vive. Elle se rapproche de cette grande marmite de fonte qu'elle touille avec une cuillère de bois d’oliviers.. Elle n'est pas surprise de notre présence et nous fait des signes pour la rejoindre. Je me sens tel un mendiant indigne de percevoir une aumône. Notre hésitation nous fragilise. Une nouvelle invitation nous pousse vers elle , mais, dans un déplacement lent. Cette convivialité fait vibrer dans mon corps un sentiment réconfortant.
   ( - Bonjour Madame et Monsieur , venez je vous sers un bols de soupe.  
     - Je vous remercie mademoiselle, votre bondée est égale a votre beauté et au goût alléchant de votre soupe. )



    Les mois passent ,  en faisant courir les saisons. Les années s'écoulent avec embarras car dans mon comportement vibrent les souvenirs de ces belles contrées. Mes pensées ont gardé des valeurs sereines, ceux qui m'ont charmées , je lui prête le mot référence car ma jeunesse y eut trouver une parodie vénérable, libre de tout soupçon cruelle. Chaque fois que j'y pense, mon coeur se mu de joie. Je vous parle de se souvenir d'une soupe servi sur l’île de Pag. J'envisage de retourner sur les chemins de jadis et tenter de retrouver l'odeur de cette soupe alléchante.
   Mon ambition prend forme mais, les traces d'une triste guerre ont trépané les alentours. Cette belle région ne ressemble plus au passé, beaucoup de maisons et d'églises sont en ruine. Des rides arbitraires marques des cicatrices révolutionnaires. Je ne peu répondre a tous ces crimes absurde et éprouve un vertige d’infidélité. Je me dit que c'était il n'y a pas si longtemps que cela,  mes pieds ont touché cette pierre sur laquelle je me repose. Ce retour a l'évidence me donne des réactions compréhension. Bien sur  que le temps a passé et que beaucoup d'eau eut coulé sous les ponts et que la guerre eut souillé la nature, détruisant des villages, des vies humaine . Tous ceci est le signe décourageant pour mes intentions de retrouver cette jeune femme et la bonne soupe qu'elle m'eut servi. Mon pas s’accentue , de peur de retrouver un inattendu pervers. 
   Le beau temps ressemble a celui de mon dernier séjour, le soleil se laisse égarer sur les pierres blanche en réverbérant une chaleur endoctrinant. Les Lézards sont devenu méfiant , ils se cache au moindre bruit. Le village se rapproche il me semble que quelque chose a changé. Dans le centre du village la place du marcher est a demie couverte , une bonne partie est envahi par les rayons du soleil, la fraîcheur a disparu.  Sur le clocher de l'église , il manque la flèche ainsi qu'une grande partie de son toit. L'eau de la fontaine coule avec embarras car le bec d'aigle ne marque plus sa présence, disparu ? Je me  tourne vers les habitations qui dénoncent une tristesses digne de nombreuses flagellations dut aux impactes de balles ou aux trous béants des tires de mortiers. Certaines fenêtre sont absente et d'autres n'ont plus de vitres, il sont remplacé par des cartons. Les façades n'ont plus leur blancheur immaculé, des traces de noircissements les  accable. Le malheur vient d'y semer sa foi, ma peine englobe tous cela. Mes souvenirs s’estompent vers un profond vide . Je viens de rencontrer l'amertume de la condoléances. Mes souvenir ne se marie plus avec le présent et seul l'effleurement d'une odeur de soupe remue mes pensées ; ce parfum où l'époque d'une paix eut proliféré son juste refrain.  Je prête machinalement mon regard vers une direction précise , celle d'une petite maison âpre lacéré de tristesse. Elle dénonce aussi des reperds de cette cruautés passé. La pauvreté vient d'enlacer l'environnement , mes intentions sont de partir et de trouver d'autres reperd.  La chagrin occupe dans mon coeur le poids d'une lourde prière. A coté de la porte d'entrée de cette petite habitation, la même marmite en fonte se réchauffe sur un petit brasiers de bois. Le même charme élève une vapeur odorante qui se partage poliment dans l'environnement. Elle nargue mes narines et me rappelle son breuvage remplit de goût rénovatrices.  Cette grâce d'une bonté fait de partage et d’amitié qui ont fait vibrer mes souvenirs . Suis je un Ermite en guise de recueillement ou simplement un mendiant ? Je ne manque de rien et ma richesse a fait son chemin mais la, je ne suis qu'un mendiant assisté. Je reste immobile sans grande intention, avec un vide intérieur. J’observe la marmite comme hypnotisé,  je me cache a l'ombre de la ruine d'un mur en dentelle de la place du marcher. La petite fontaine émet des fausse notes irrégulières et chaotiques , comme un air de méfiance. Puis, une personne féminine , tout de noir vêtu, se rapproche de la marmite. Je la contemple avec respect , comme une sainte qui jadis m'eut donné l'obole de cette soupe . 
   Le visage de cette femme dénonce la valeur des temps cruelles qu'elle a dut supporter. De profond rides se sont figé sur sa peau dorée. Ses habits noir portent le signe d'un deuil et d'une misère . Je n'attend rien d'un éventuelle partage et par respect m’apprête de poursuivre  ma route. Une honte engloutit mon espoir de retrouvailles jusqu’à ce moment la. Je hâte mon pas triste et malheureux . Le fait de savoir que le drame peut suivre chaque chemin que j'eus parcouru me donne des frisons. Je détourne mon attention mélancoliquement. A ce moment la une voie de femme nous rappelle, son visage triste retrouve la joie du partage et de l'allégresse. Elle nous fait de grand signe pour venir goûter sa soupe miraculeuse. Elle nous gave de complaisances comme ci le passé cruelle c'est envolé pour céder la place au présent comme jadis.


    Au moment où je pose mon doigt sur une touche de ma machine a écrire, je me suis rendu compte que pour se rassasier d'une joie profonde, il suffit de penser a ce péché de mendicité, de relire les lignes avec sentiment puis plonger dans un bonheur virtuel qu'est celui de partager  son bonheur. Les lignes ne vieillissent pas elle garde les traces de cette joie comme un souvenir qui s'ancre dans ton coeur. 




De tout coeur a tous mes lecteurs. 



JJM