mardi 19 mars 2013

IL NE RESTE QUE DU VIDE ( poésie n 293 )

Mirage, au-dessus des nuages, sage.

IL NE RESTE QUE DU VIDE

Transformez la place où je suis née,
En un immense champs de blé,
Avec des violettes et des genets.

Dans la classe de mon enfance,
Il ne reste que les ruines de pierres,
Pas la trace d' un tableau noir.

 Transformez la place où je suis née,
En un immense champs de blé,
Avec des violettes et des genets.

De l'usine où j'ai travaillé,
Il reste des chemins éventrés,
Des enchevêtrements de fer rouillé.

Transformez la place où je suis née,
En un immense champs de blé,
Avec des violettes et des genets.

Dans ma région jadis très peuplé,
Il ne reste rien de ce bonheur,
Fait de chants qui nous émerveillaient.

Transformez la place où je suis né,
En un immense champs de blé,
Avec des violettes et des genets.

Les temps c'est écoulé, rapidement,
A la vitesse d'une horloge d'appartement,
Pour t'éloigner de ces beaux moments.

Transformez la place où je suis né,
En un immense champs de blé,
Avec des violettes et des genets.



JJM