lundi 25 novembre 2013

LE TRONC ( n 107 slam )




Mirage au dessus des nuages sage.







LE TRONC

Couché comme un lot,
Il se trouve là, le tronc.

Il eut flotter pour voyager,
Dans une agitation incontrôlé,
De toujours, rester submergé,
Sur des vagues qui l'avaient dorloté.

Couché comme un lot,
Il se trouve là, le tronc.

Déraciné sans complot,
Il quitta la terre sans raison,
Car la tempête eut son mot,
Celui de l'enlacer  sans rançon.

Couché comme un lot,
Il se trouve là le tronc.

Il traverse les mers;
Par défit de voyager pas chère,
A la découverte des océans,
Et la rencontre de navigants.

Couché comme un lot,
Il se trouve là, le tronc.

Il dépérit au bort de l'eau,
Au caprices de la chaleur,
Qui ne souffle mot,
Et le vent qui l’assèche.

Couché comme un lot,
Il se trouve là, le tronc.

Il se fend et grisonne,
Comme une carcasse,
Échoué et sorti de l'eau,
Pour pourrir sans agitation.

Couché comme un lot,
Il se trouve là, le tronc.

L'obligation l'oblige,
D'avoir de maillions,
Sur la terre où il couche,
Le traite comme un diabolo.

Couché comme un lot,
Il se trouve là, le tronc.











JJM
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