dimanche 8 avril 2012

LA PRISONNIÈRE ( nouvelle n 90 )

Mirage, au-dessus des nuages, sage. 

LA PRISONNIÈRE

        Une circulation dense dénonce la fin d'une journée de travail dans notre ville. Il est 16 heures 30 , les écoles maternel  ferment, de nombreuses mamans retrouvent leur logement. Je me trouve dans un bureau de tabac pour y faire des achats. Je suis pressé comme tous les citadins car, mon véhicule occupe un stationnement gênant. Je fais la fille devant une foule de gens, mon impatience me trahit car mon inquiétude grandit . Entre mes pieds, passe furtivement un garçonnets de cinq ans, je le suppose. Son déplacement se fait comme celui d'un renard , en se faufilant courtoisement. Pardons, par ci, pardons par là, je ne trouve de mot qui tenterait de le dissuader de ses intentions. Il n'a qu'un mètre de grandeur, ses cheveux noir sont fripé, et, il vous partage son sourire sympathique. La peau de son visage reflet les traces d'un bronzage naturelle, quant a ces habits, délavé et rafistolé, dénonce celui de la pauvreté. Les traits sur sa figure tracent la naïvetés qu'enlace une jeunesse sans instruction. Je ne trouve dans ce partage d'émotion, nulle valeur envers une verbalisation pouvant le contrarier. Dans mes pensées plane l'intention de suivre ma curiosité qui me guide vers le pourquoi de ce garçonnet. Je brave le doute de me laisser dépasser sans la moindre réplique. Mon esprit doit fulminer des interrogations. Mois, une grande personne , se laisse dépasser par un petit homme souriant ? Devrais je entreprendre un litige pour faire valoir mes droits, moi, ce colosse aux multiples attributions ?
     Ce petit homme ne parle pas un mot, et, garde dans sa petite menotte une somme en pièces . Il fait signe de sa main droite en direction de la buraliste  et avec l'autre main, il montre les rangés de cigarettes.
     La buraliste reste songeur sur la sorte de cigarette qu'elle doit lui remettre car, la valeur de l'argent ne correspond a aucune définition. Le refus est radicale, aucun enfant ne peut acheter de cigarette. Les muscles du visage de l'enfant épousent une toute autre signification. Son sourire s’égare pour céder la place à la tristesse. Voilà que ma curiosité me joue des tours car, je me laisse influencer par ce regard   d'enfant ? Le garçonnet sort de l'établissement , triste .
     Je sort a mon tour de ce magasin, ma voiture se trouve a deux pas de l'entre. Sur mon chemin je retrouve le regard de cette enfant qui me croise pour s'engager dans une ruelle lugubre et sans issu . Je le suis de mon regard pour ne récolter que le signe qui marque la pauvreté. Il se dirige vers l'entrée d'une masure où l'ordre et la propreté rime avec délaissé. La description de cet endroit est repoussant. Je remarque qu'une jeune femme , emmitouflé sous un tissu noir, attend le garçonnet qui rentre bredouille. Elle lui parle fermement et a haute voix, d'une manière abaissant le courage de cette enfant. Ce petit homme n'en pouvais rien, la loi c'est la loi. Le regard de la jeune femme croise le mien et cette rencontre la trouble profondément car, elle tire ce bambin brutalement , telle un tas de chiffon , dans les  profondeurs de ce couloir lugubre . 
     Il ne reste  plus que les détailles qui inondent mes pensées , les carcasses de voitures qui sont répartie dans la cour et les détritus qui jaugent les recoins. Certainement que c'est son terrain de jeux ?
   Mon coeur se ressert de plus belle et je rejoint ma voiture avec dans le fond de mes pensées une man de remords.

JJM
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