vendredi 17 février 2012

LE RACCOURCIE ( nouvelle n 88 )

Mirage, au-dessus des nuages, sage.

 LE RACCOURCIE

             ( - Allons nous baigner, car il fait beau et chaud, l'eau doit avoir une bonne température ?) 
      Notre enthousiasme nous nargue et notre ambition d'enfant, résonne comme les tout grands.  Ce jour la, nous prenons la décision de nous aventurer dans la piscine a l'extérieur de la ville . Pour y accéder, nous avons la possibilité d' emprunter un parcours qui longe une rivière, cette intention  rallonge le parcours par rapport a  l' autre chemin qui nous permet un gain de temps de bien dix minutes . Avec nos dix ans de moyenne d'âge, le danger n'a de résonance. Gagner du temps  c'est l'enjeu du moment. Notre  groupe d'enfant se divise car certain préfèrent faire un détour, il y a danger sur le raccourci. Je fait partie de ceux qui  décident  de prendre  le chemin le plus cour celui qui  traverse une voie de chemin de fer. 
                            Mon hésitation dénonce un doute  je ne veux point me sentir blâmé  devant mes collègues , je décide de  suivre ceux qui prennent le raccourci . Notre gaieté vas bon train et comme des pinçons joyeux , notre démarche ne rencontre d’hésitation .   Une petite  porte verte en fer, retenu par une pression dut a un ressort , nous donne lacet ; sur cette porte un écriteau signal qu'il y a danger, rien ne nous interpelle. Il y a encore un panneau  indiquant, par la présence d'une image où  deux trains se croisent,  qu'un train peut en cacher un autre ? Cette pancarte nous met en hésitation, mais, comme nous ne voyons aucun trains, ni sur notre gauche, comme sur la droite,  nous décidons pour la traverse de ce long pond sur lequel quatre voies de chemin de fer enjambent. Depuis la ville on a remarqué  que la vitesse des trains  ont vive  allure car cette longue ligne droite permet une pointe sans ralentir. La répétition de ces passages sont écarté d'environ dix minutes. Comme le dernier train venait de passer il y a de cela deux minutes, on a le temps de faire la traverser de ce pond . Les quatre voie de chemin de fer acier brille comme de l'acier polie . Une forte température fait remonter des vapeurs provenant des travers en bois de chêne ; ces ondes dansent au dessus des rails. Le concassé noirci ,  qui comble  les travers , est parsemé de graisse gluante. Cette sorte de mélasse dégage une odeur désagréable.  Nous marchons sur les traverses en bois , avec de grand pas et a chaque traversé d'une voie, notre regard observe ci un train n'y est engagé. Enfin, nous voila de l'autre coté du pond qui nous parait bien long. Nous ne manquions de respect envers le danger que nous venons de passer et jurons qu'au retour nous passerons par le détour. Presque tout le monde a passé, a part un camarade qui pour donner a notre action un surplus de curiosité,  reste pour observer les aiguillages qui changent automatique de position. Il nous fait comprendre qu'il vient nous rejoindre quant la manœuvre de l'aiguillage c'est fait. 
     Au loin, le bruit striant du frottement métallique d'un train se fait entendre. Je retourne sur mes pas pour avertir mon camarade Daniel qui se trouve encore sur la voie du chemin de fer. Nous crions tous pour que Daniel  nous rejoint. Rien n'y fait, j'arrive a l'entrée de la voie ferre. J'ouvre la barrière métallique qui résiste a la pression imposé par un ressort, puis, je remarque que sa jambe reste coincé entre l'aiguillage . Le train se rapproche je le distingue sur ma droite. Daniel tire de toute ses forces sur sa jambe, mais, rien ni fait. Le train se rapproche au loin. Mes camarades viennent tous prêt de la  porte métallique, je suis resté a l'entrée du chemin de fer et retiens mes camarades de classe. Notre impuissance reste vierge de tout action ; notre stupéfaction nous prive de tout aide . Nous crions tous de vive voix pour que Daniel se libère de son piège. La masse métallique se rapproche en sifflant un air striant . Notre sang se glace , nous devenons les témoins d'une condamnation a mort programmé. La vitesse du train ne laisse aucun répits et le bruit de la mort ne rencontre d'écot. Le train n'a laissé que des lambeaux de chair de tissus et d'ossement.
     Personne n'a expliqué le pourquoi de notre parcours aux enquêteurs .


JJM


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