dimanche 18 décembre 2011

LE BÂTON ( nouvelle n 85 )

Mirage, au-dessus des nuages, sage.
LE BÂTON

               La fin de semaine se termine, notre satisfaction est doublement récompensé car un soleil radieux persiste depuis plusieurs jours. Pour le début du printemps cette valeur efface toutes les froideurs de l'hiver. Mon émotion fertilise une immense joie. Il est prévu que ce dimanche matin, nous prévoyons de faire une promenade dans la foret  appelé , le Réberg. Situé sur une colline qui  surplombe notre ville, Mulhouse ,elle nous permet de la contempler . Les toits des maisons se distinguent , comme les cheminées des haut fourneaux d'où s’échappent des panaches de fumées . Je me suis entraîné par les conter ces haut fourneaux et je suis arrivé au chiffre de 100 unités. Quelle fourmilière de travailleuses et travailleurs,  la ville regorge de situations de toute sorte, de l’industrie mécanique, de brasserie, de gros réservoir de gaz, du textile, ex. S’échapper de  cette envoûtement d’ouvrières et d'ouvriers  devient un réconfort. J'ai dix ans et l'argent de mes parents se conte sur le bouts des doigts avant que vienne la fin du mois, ma famille est nombreuses, et notre richesse financière frôle la faillite. De ce fait, nous devons marcher plus de 12 km . N’empêche, notre bonheur ce trouve dans cette merveilleuse foret, où la joie de la liberté trône dans un air pure de vérité.
       Au abot de la foret, se trouve un jardin ouvrier. L'on y rencontre des amis avec qui l'on partage des jeux. L'organisation se compose d'une parfaite sincérité, chaque gagnant ramasse une ribambelle de friandises ou crayons de couleurs de toutes sortes. Cette aubaine véhicule un esprit remplit de satisfactions.
      Quant l’après midi touche a sa fin, nous retrouvons le chemin du retour. Mon père me donne un bâton qu'il eut taillé l’après midi. C'est de l'acacia, une bois qui résiste. Quant il m'a donné ce morceau de bois, une immense joie enivre mon esprit. Je suis heureux comme un petit chiot  gâte. Je remarque qu'il y a taillé des oiseaux, des animaux de toute sortes. Comme je suis le plus âgées des cinq enfants, c'est moi qui eu droit car mes autres frères et soeurs sont bien trots petit pour pouvoir tenir un bâton.
     Pour retourner en ville, nous logeons de belle demeures de maître. L'aspect de ces bâtisses , que l'on observe en descendant, sont majestueux. Quant on arrive a leur hauteurs, de haut mur en pierre de taille les entourent, ils coupent  notre vue. Mon père me fait comprendre que nous approchons de la ville et  se promener avec un bâton dans notre citée ouvrière ne présente pas de bonne manière, de ce fait, il faut cacher la bâton sur les rebordes de ce haut mur en pierre de taille, la seul solution pour le sauvegarder.
   A chaque sortie, le dimanche durant toute l'année, nous récupérons le fameux bâton. Chaque fois que je retrouve le bâton ma richesse redonne du baume a mon coeur et ma fierté ressent les mêmes impressions. Je possède une valeur , une unité qui donne chaud au coeur, le poids d'un équilibre ou une simple chose ressemble a une richesse.
   L'hiver frêne notre promenade, je reste perplexe sur la cachette de mon bâton , sur les intempéries qui risquent de le détériorer, sur un éventuel vole ?
   Au printemps venu, notre promenade retrouve son rythme et mon bâton celui de mes mains. Je me réjouis de plus belle de le tenir entre mes mains et de le monter a mes copains et copines de mon âge.  

    La vie s'écoule et nos habitudes change. Le bâton ne présente plus sa juste valeur, je l'ai laissé sur le haut mur en pierre de taille. J'ai grandi et le jardin d’été n'attire plus mon attention. Je suis devenu un apprenti couvreur charpentier. Comme richesse, il me reste ce souvenir. Voila que nous entreprenons un chantier situé dans ces maisons de maître. Justement celle où nous avions caché le bâton. Je suis tenté de le retrouver mais je me dis, après trois années d'oublier, certainement qu'il ne se trouve plus la , ou simplement qu'il c'est décomposé ? Je tente de me souvenir exactement où nous l'avions caché. Avec plusieurs tentatives enfin, le revoilà mon bâton, et en bon état je n'en reviens pas.  

    Garder en souvenir une valeur c'est une richesse.








JJM

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