vendredi 18 février 2011

LE CAVEAU D’ÉLISE ( nouvelle n 69 )

Mirage, au-dessus des nuages, sage.

LE CAVEAU D'ELISE


        Aujourd'hui , c'est mon tour de passer au caveau du cimetière de la ville de Dornach. Pour cette occasion j'emporte dans mon panier d'osier, des victuailles pour deux personnes qui vivent caché dans un caveau. Ils y séjournent depuis leur désertion dans le recrutement obligatoire de l'armé Allemande.  Cela fait deux ans que nous apportons a tour de rôle des victuailles . Chaque fille d'environ mon âge , 18 ans, doit faire cette démarche, comme se sont deux de nos camarades de classe qui s'y sont caché, ensemble nous avons décidé de leur apporter a manger jusqu’à ce que cette maudite guerre prenne fin. Notre entente se gratifie d'une parfaite coordination, aucune de nous ne souffle mot a qui que se sois. Pourtant les mouchards se trouvent partout, des fanatiques qui pensent que leur avis signe la bonne résolution.
      Notre logique a toutes, c'est le droit et le partage d'une juste cause, pas la dénonciation et la discrimination sur des propos illogique . Sur les ondes passent des codes qui annoncent la prochaine venu des alliées, ce qui enchérit nos intentions . Nous n'avons plus peur et jugeons que notre acte devient le signe du mot libération et victoire. Cette résonance épouse celui de l'ivresse de l’espoir et faire  reculer celui du désespoir. 
    C'est notre curé qui eut trouvé la solution , celle de placer les deux déserteurs dans le somptueux caveau  d'un riche commerçant. Le cimetière se trouve  sur une colline qui surplombe notre ville, dans l'allée centrale . Taillé dans  des pierres rouge des Vosges,  il  valorise  sa présence. L'église le couve de son ombre que vers la fin de la journée. La clarté du jour le glorifie de toute sa lumière, ce qui permet de l’apercevoir depuis la grande porte en fer forgé de l'entrée nord. Dans les entrailles de ce caveau, il est prévu que plusieurs générations puissent y trouver leur repos. Il y a des emplacements prévu pour y loger vingts cercueils, il n'en comporte que dix. Le soir , les déserteurs sortent pour se coucher dans le théâtre qui se trouve a l'entrée nord du cimetière. Un petit passage , caché des regards des passants, permet le transfert. durant la journée, ils jouent aux cartes sous la lumière d'une lampe a huile. Toutes les filles du cartier souvent a la lettre le plan du curé et aucune fausse note vient a s'égarer. 
   Les journées entraînent les semaines, et les alliées avancent a grand pas. Les militaires Allemand quitte notre ville en pliant bagages dans une dérive sans ménage. Les jeunes filles de la ville sont émerveillé par ces nouveaux venu. Sur le visage des ces libérateurs, il y a une attention qui les choque, elles dissent que ces soldats sont sales. Le masque de saleté cache
la loyauté de nos libérateurs. Un renouveau de joie redonne confiance a tous le humains.
    Petite histoire de jeunes gens aux portes de l'adolescence que l’espoir a fait rêver d'une égalité  parfaite. 
   Paix a toutes et a tous ceux qui sont mort pour que revive une paix pour tous les vivants.


JJM    


















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