mercredi 12 janvier 2011

YANNE ( nouvelle 54 )

Mirage, au-dessus des nuages, sage.

YANNE

      Nous les garçons, somme les premiers qui profitons de la récréation ; les filles prennent la relève. Ces 15 minutes de déambulations permette de vivre une liberté donc on en tire une distraction digne de notre expression. Certains de mes camarades de classe se distraient en jouant aux billes, pour d'autres, ils se racontent des histoires fantastiques qui englobent des contes centenaires aux romans d'aventures burlesques ou futuristes.
     Je conclue que durant cette époque la, les contes et les fables centenaires primaient une juste valeur. Elles virevoltaient nos idées vers des objectifs souvent irréels. De mes dix ans , je survole cette période allègrement ; mon savoir raconter une ribambelles d'histoires, que j'ai récolté dans les lectures de livres de poches, ont été mon tuteur. J'en fertilisai mon imagination d'où je cultive des histoires peu commune. De ces lignes , d'une écriture simple, mes pensées s'en sont inspiré sans difficulté. Mes illusions suivent la vague de la sagesse ; une bonne partie de mes copains de classe se raffolaient en m'écoutant avec attention.
     Le progrès avance a grand pas car, d'un tube luminescent, surgissent des reflets d'images en mouvement et qui s'expriment sans ménagement. Cette  image eut transformé notre attention car la facilité de compréhension produit une conspiration envers les livres . La lecture n’attirait plus grand monde . Cette révolution mit en mouvement la perturbation de nous tous car elle nous hypnotisait sans ménagement. Notre plaisir de lire parti dans les oubliettes. Notre réflection se fragilise et les actions écrite devinrent lassante. Ce tube parlant nous endoctrine a telle point que  le jeudi , journée de repos, nous ne loupons  les feuilletons pour la jeunesse. Cette nouveauté n'est réservé qu'aux privilégiés, un grand nombre de mes camarades de classe en étaient privé. Mes parents possédaient cette nouveauté appelé ( télévision ). De cet avoir je prenais de l'avance sur plus d'un de mes copains de classe. Je me gave d'une référence digne d'une fierté qui me permettais de raconter des histoires venant de cette nouveauté. Je bichonnais avec suspense, les filmes  que je regardais le soir en cachette sans que mes parents m'y autorisaient. Mon astuce fut simple, avec l’entrebâillement de la porte de ma chambre et la présence du  grand miroir de l'armoire du couloir, je suivais  l'image visible sur l'écran de la télévision, je m'en saisi visuellement mais sans son ce qui m'obligeais d'en inventer. Mon imagination fit de la culture , je me réjouis de ce dialogue de sourd et de cette image magique qui  transporte mon imagination. La déstabilisation de mes notes de classe se présentais sous une mauvaise places. 
   Notre discutions va bon train, je n'égare un seul  des films passant en soirée. Le mercredi soir, un fois par mois, des explorateurs passent des reportages a la chambre de commerce, cette expression me guide vers eux ; je ne loupe nulle reportage. Mon imagination va bon train et raconter des histoires n'égare rien de ces paysages sensationnel, au contraire, je les amidonne de suspenses pour que mes camarades en tire une philosophie.
   Ce jour la, une aventure passé au nord du Canada , qu'un explorateur eut  filmé, eut montré une région où l'hiver se stagne sur des températures en dessous du zéro. Une chasse a l'ours blanc y trouve son action , suite a l'agression sur plusieurs enfants et personnes âgé.
Un rassemblement d’esquimaux eut prévu une battu. La peur et la crainte font bon ménage a telle point que l’hésitation trouve  hésitation. Seul un grand chasseur , Yanne,   prend le chemin de la chasse avec l'explorateur. Yanne veut prouver dans cette action  la preuve de son courage. Ils suivent les traces de l’ourse qui les conduit sur la banquise où de nombreux glaçons permettent de sauter de l'un a l'autre. Yanne n'a comme armement qu'une lance et un long couteau au manche sculpté. Son intention n'a de limite, il faut qu'il retrouve cette ourse qui eut tué et blessé des villageois.
   Cette histoire émerveille profondément l'ensemble de mes camarades, mais un de mes copains ,a qui j'ai du raconter a plusieurs reprise, répondant au  non de Yanne comme le chasseur, en fut ébloui. Dans notre région, l'arrière saison hivernal devint rude, le froid stagne et la neige fait son apparition, l'eau du canal s'est transformé en patinoire. Les bateliers sont obligé de briser la glace autour des péniches, pour cela ils marchent sur l'eau gelé. Tous mes camarades de classe se risquent de patiner . Notre satisfaction récolte une parodie digne de glissades impressionnantes, le vagabondage de notre insouciance ne trouve de danger.
  Le jeune printemps réchauffe , a grande chaleur, la nature , la terre et l'eau du canal. Les journées se rallongent et sur le canal des morceaux de glaces flottent comme des radeaux. Des bruits de craquement s'entendent sur sa surface et notre curiosité reste admirateur. Nous sentons tous les remous de renaissance de ces belles journées a venir et comme les oiseaux notre allégresse virevolte une joie remplie de sagesse.
  Ce fut le jeudi que notre liberté peut engendrer de grand pas et, ce jour la, nous partons en foret pour explorer les sous bois. Le vendredi matin avant la rentrée de classe, nos explications sur les exploits que nous eurent entrepris dans les sous bois, allaient bon train. Mais, ce matin la, Yanne n’est pas des nôtres, il manque a l'appel ? Dans les cours de l'après midi, une femme vient nous questionner tous pour tenter de récolter quelques indications sur Yanne. Personne ne put lui répondre, elle repart sans une note de support. Notre conscience se laboure d'un remord, durant la récréation un silence jalonne une tranquillité déplaisante. Le courage de raconter des aventures me sanguine.  Aucune attention d'ouvrir un jeu de groupe ne trouve un stratagème fertile. Une peine profonde  effiloche notre énergie de jeune écolier.
n’aboutissent a rien ?  Au lundi matin des inspecteurs de la police nous questionnent un a un en nous faisant comprendre qu'une équipe de plongeurs sondent le canal.
   Aucune trace, le jour suivant le canal est vidé entre les deux écluses du tronçon d'empreinte régulièrement Yanne. Notre curiosité se mélange avec une peur profonde. Fini nos discutions sur des aventures, notre coutume engendre l’inquiétude. Les plongeurs ne trouvent de vêtement dans la vase du canal, tout est fouillé des soupçons parlent d'un éventuel râpe d'enfant.  Notre imagination fait virevolter des zones d'ombres où des présomptions prennent naissance !
   Trois mois s'écoulent, dans le fond de mon coeur reste gravé des doutes sur sa disparition. Je pense qu'il doit vivre dans un pays où la vente d'enfant se fait couramment ? Ou bien capturé dans une famille en manque d'enfant ? Souvent le jeudi j'égare mon temps le long du canal pour pencher mon corps pardessus le garde fou. Je plonge mon regard dans cette eau noir pour se confondre avec l’âme de mes suppositions.
   Dans la semaine un marin d'une péniche, découvre un corps flottant dans le tourbillons qu'ont provoqué les hélices du bateau. Il stops son bateau et fit appelle a la police. La nouvelle alla vite et dans notre entourage plane des doutes profanant le malheur.
   L'étrange de cette histoire provient de l'apparition de la victime plus de trois mois plus tard ? Une autopsie révéla que le victime avait séjourné dans l'eau noir du canal durant tout ce temps . Le canal fut de nouveau vidé et , l'on remarque que sous la dalle du chemin de halage, qui passe sous le pont, un petit vide , pas plus grand que le volume d'un enfant , l'eut retenu aussi longtemps ?


























JJM


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