jeudi 6 janvier 2011

CACHETTE ( nouvelle 51 )

Mirage au dessus des nuages  sage

CACHETTE


Sans ouvrier maçon, il n'y aurait de cathédrales.


     (- Que travail ton père , Joseph ?
      - Je ne sais pas, il rentre tard le soir et nous quitte très tôt le matin ! )


    L'enfant un peu anxieux, n'est point rassuré sur ce questionnaire que lui pose une assistance sociale. Bien trots curieuse cette employé de la société qui se trouve ici pour s'instruire sur le bien être de certains élèves ; mais pourquoi se prête telle a le questionner ?
   Joseph, timide, ne convoite d'expression personnel. Il garde dans le secret de son âme une trace profonde, celle de la misère qui conjugue le malheur. Pour ce jeune personnage, le fait  de subir ce questionnaire résume le signe d'une souffrance intérieure qu'il cache sous un sourire habituel , qu'  impose l'apparence d'une valeur artificielle. Ses parents lui ont fait comprendre que ce qui se passe en famille résume un secret car s'il est banni, leur bonheur fondera comme une pluie tombé du ciel. Les victimes ont l'habitude de subir , elle ne demandent d'aide de personne. Joseph ne se lasse de son destin car il se dit que sa vie est un beau refrain qui se fertilise en faisans son chemin. Ses vêtements sont vétuste et ses chaussures écorchées sont usés et percé, quant le ciel pleure,  ses pieds ont  un excédant d'humidité. Il a beau rafistoler les trous avec du carton ,rien ni fait, il a droit a cette humidité froide. Sur son visage des traces de salissures le marque et dans ses cheveux a la coupe difforme des brins de pailles et de terre s'y égarent. Ses ongles dénonce des traces de cambouis. Son odeur épouse celle d'une bête sauvage. Ses dents jaunissant sont dentelées comme une scie difforme. Sa présence en classe équivaux a celle de son absence , une journée sur deux,  et aucune note d'excuse ne clarifie cette instabilité.
  La maîtresse de son école ne dévoile de préférence envers d'autre élèves, pour elle tous les enfants ont droit a l'éducation. Ce sont les démarches de cette institutrice qui ont fait venir l’assistance sociale.  La maîtresse le questionne,
    (- Joseph, aimes tu venir en classe ?
      - Oui madame la maîtresse, j'adore l’école et jouer avec mes camarades.
      - Ton absence régulière m'oblige de connaître la raison de ton irrégularité. Dis moi quel peut être le chagrin a qui tu attribues cette moisson d’absence ?  ) 
    Joseph se sent frappé  d'une question qu'il n'arrive a répondre ; son visage  se met a définir une réserve sur sa modestie, surtout qu'une confession risquerait de nuire toute sa famille. Ses joues se sont pourprer, ses yeux brins brillent de mille éclat ils font loupent sur ses pensées. Sa bouche , aux lèvres roses, s’entrebâillent. Puis, timidement, sa voix fait  résonner une réponse telle une farandole.
     ( - Lorsque ma maman part travailler pour la journée, je dois garder mes petits frères et ma petite soeur.
       - Quel âge ont les petits frères et ta petite soeur ?
       - J'ai un frère, Marcel, lui il a cinq ans, un autre, Roland, qui a quatre ans et une petite soeur de huit mois !
       - Et ta maman que vous fait elle a manger ?
       - Lorsque je suis seul, c'est moi qui m'occupe du repas !
       - Tu es un bon cuisinier dans ce cas ?
       - Oui cela n'est pas difficile !
       - Mais que leur fais tu a manger ?
       - Du café a la chicorée avec du lait et du sucre pour les garçons et des morceaux de pain que je leur trempe . Pour ma petite soeur, je lui chauffe du lait et y rajoute de la semoule et du sucre !
       - Je comprend, tu te débrouilles très bien.
       - Merci madame la maîtresse . )
   L'enfant éprouve dans ce questionnaire une sorte de soulagement qui provoque dans ses réactions une stabilité fiable. Ce mat où il peut s'y adosser éponge sa peine sentimentale. Il vient de briser son secret. L'assistante sociale écoute avec vive attention ce petit bout d'homme de huit ans qui dévoile sans conjonction sa pauvre situation. L’assistante découvre la zone d'ombre responsable de sa difficulté . Cette famille la se trouve dans le besoin. Elle doit tenter de leur venir en aide pour les guider sur une bonne direction. Pour compléter son questionnaire elle lui demande,
    (- Ce que tu fais la est une bonne chose, mais, dis moi où allez vous au courant de la semaine, lorsque les volets sont clos ? 
     - On garde toujours les volets clos, pour que les personnes qui viennent nous demander de l'argent pensent que nous ne somme pas présent dans l'appartement ! 
     - Ci vous fermez les volets , le jour, il fait nuit et il vous faut de la lumière, de l’électricité ?
     - Non , car nous avons l'habitude et, de l’électricité cela fait longtemps qu'on a plus de lumière ! 
     - Mais que faite vous lorsqu'une personne frape a la porte ?
     - Nous restons sage sans faire le moindre bruit et, lorsqu'il arrive que ma petite soeur se met a pleurer, je recouvre son lit d'une couverture pour que personne puisse nous entendre !
     - Mais , quelle est la raison qui vous oblige de vous cachez des gens qui veulent vous rendre visite ?
     - Ma maman ma fait comprendre que ci une éventuelle personne entre chez nous, elle nous confisquera nos meubles, nos lits, nos jouets et notre machine a coudre de notre grand mère !
     - Ne cherchons pas plus loin, voila la raison de son absence a l'école. )


   Le père de cet enfant subit des condamnations d’impayé sur des prêts.  A la dernière convocation au tribunal il explique dans une lettre qu'il lui est impossible de régler ses dettes a la greffière ,


                             ( Madame la greffière, vous me convoquez pour que je paye cette facture 
gonfle d'un volume de surplus de taxes et d’intérêts. Comme vous pouvez le constater, mon revenu de maçon ne suffit pour faire vivre ma famille de quatre enfants et de deux grandes personnes. Je vous fais part de cette lettre pour vous faire comprendre que mes revenues sont amoindrit,  au plus bas. )




  La multiplication des pauvres devient un verbe qui se conjugue au plurielle. Voila la logique qui prime de nos jours notre sociale. Vivre pour survivre devient la parabole tissé par des ficelles d'alchimiste gestionnaire.


Un langage riche exprime des signes de richesses et de noblesses.


Un langage pauvre exprime des signes de pauvretés et de faiblesses.











JJM 


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LAISSEZ VOUS GUIDER ( slam n 61 )

Mirage, au-dessus des nuages, sage.

LAISSEZ VOUS GUIDER



Je me laisse guider, par mes pensées,
Comme l'eau vive qui cascade en été,
Sur des rochets au reflet cristallisé.


Sans que s’épanouisse ma limpidité,
Ma journée me prime de complicités,
Qui m'attendrissent par certaine donné.

Je me laisse guider, par mes pensées,
Comme l'eau vive qui cascade en été,
Sur des rochets au reflet cristallisé.

Dans cette galaxie  pas compliqué,
Nulle alcôve me laisse m'en échapper,
Je perdrais le rôle de ma valeur épaulé.

Je ma laisse guider, par mes pensées,
Comme l'eau vive qui cascade en été,
Sur des rochets au reflet cristallisé.


Pour le moment, je cultive mon temps,
Par des sentiments riche en agréments,
Qui font valser une arène d'arguments.

Je me laisse guider, par mes pensées,
Comme l'eau vive qui cascade en été,
Sur des rochets au reflet cristallisé.


Ma passion devient une source liquide,
Qui s'éloigne dans des directions fluides,
En expriment des fractions intrépides.

Je me laisse guider, par mes pensées,
Comme l'eau vive qui cascade en été,
Sur des rochets au reflet cristallisé.


Des goûtes virtuelle de sincérités,
Reflètent une transparence de vérité, 
Qu'un druide habile ne pourrait gérer.

Je me laisse guider, par mes pensées,
Comme l'eau vive qui cascade en été,
Sur des rochets au reflet cristallisé.
























JJM



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