samedi 17 juillet 2010

LA PORTE ( slam 20 )

mirage au dessus des nuages sage

LA PORTE



L'entreprise vas mal, j'suis suis encore, normal,
Elle couve des complications, naît l'odeur banal. 


Le bien s'amenuise, et , le chômage porte cuisson,
D'un fléau mortuaire qui dit compromission.


L'injustice épouse sa foi, comme une corde de loi,
L'on me vise sans un mot, je le sent tout bas


Je me terre dans mon abri, pour qu'on m'oublie ?
Leurs mille facettes, me remarque, je suis soumis.


Fugitif en sursis, l'on me fait part d'un écrit,
Recommandé pour pas que je les oublie.


A la porte, me dit elle, avec tous mes pareilles,
Refuser c'est contre la loi, on le dit tout bas.


Me voila titubant, avec un pas d'âge moqueur,
Je prend le train du chômeur, l'homérique rongeur.


Il faut que j'oublie, que toute ma jeunesse,
J'eus travaillé a tous faire sans complexe.


La porte,  pour me remercier comme c'est permis,
Petite remarque pour que je les oublie.


Pourtant dans le passé, du bénéfice il récoltaient ?
Des montagnes de trots qui se plaçaient ?


Je doute que ce monde puisse virer de travers,
De savoir que l'ouvrier n'est plus une valeur.


Je devient craintif devant ce monde devenu noir,
Par un écrit qui porte la suspension, pour abreuvoir.


La pauvreté m'appela, par conviction, d'une protection,
Rituelle simple où il ne reste plus de solution.


Notre société stupide, nous classe par  bifurcation,
Vers la traîné  révoltante qui facture nos complications.


JJM