jeudi 8 avril 2010

HIBOU ( poésie n 199 )

mirage au dessus des nuages sage

HIBOU


A la tombée du jour , il retrouve sa lumière,
Pour chasser, comme l'a fait son grand père.


Dans la nuit, il fait trôner son ulule lugubre.
Qui n'est pas fait d'une chanson salubre.


Dans son envolée il se déplace sans bruit,
Pour surprendre les rongeurs ses envies.


Les souris deviennent de bonne proies,
Quant aux ras un véritable mets de choix.


En un tissage parfait il enveloppe ses déchets,
Pour qu'ils se reposent avec son respect.


Gardien , sacré, de nos nombreuses nuits,
Il se souvient de ce qu'il eut appris.


Sous l'ombre d'une grande et lugubre croix,
Dans certaine chaumière, ils le crucifient.


Jeux stupide pour que d'autres ont peur de lui,
A faire comprendre qu'il n'est pas notre ami.


D'une tendresse loyale, parfait et social,
Il ne nous transmet le plus petit mal.


Vénérons ensemble cet oiseau de nuit,
Et faire comprendre que c'est un bon ami.






























JJM  

VALOIR ( poésie n 198 )

mirage au dessus des nuages sage





VALOIR



Je faiblis devant la sagesse de son valoir.
En cultivant la graine de son savoir.

Je récolte un fruit, celui de son pouvoir.
En exprimant toute glaive de sa mémoire.

Je méprise toute forme de son histoire.
En cultivant, moi aussi, le signe dérisoire.

Je m'exprime dans l'espace de mes parloirs.
En regardant ceux qui glissent vers le désespoir.

Je les plains, pour leur amour fait de devoir.
En souhaitant une classe comme perchoir.

Mais les paroles sont des tomes de noire.
Qui pendent sur des branches de poires.

Qui au moindre coups de vent dominant,
Se laisse tomber comme des perdants.

S'opposer a son argument n' a pas d'accent,
Qui rapporte plus que de  l'argent besant.

On ne vaux ce que l'on crois, pas le choix,
De valoir ce que l'on doit être sans fois.

Je faiblis devant la sagesse de son valoir,
En cultivant la graine de son savoir. 


          JJM