samedi 27 février 2010

NUIT D'OMBRE ( nouvelle n 14 )

mirage au dessus des nuages sage











NUIT D'OMBRE


C'est cette nuit là que je me suis laissé entraîner dans une phase où, mon sommeil me permet une évasion digne d'une tournure si profonde que mes pensées viennent par s'égarer dans l'âtre d'un univers indéfini d'une suite sans fin.
  C'est a partir de ce moment là que la lourdeur de ma lassitude fait ralentir le rythme régulier que souffle mes poumons. Ils génèrent une lenteur qui m'endoctrine d'un projet pervers. Mon coeur, ne bat qu'a peine 30  vibrations dans la minute : Une vitesse inférieure de moitié de son caractère habituel. Sous la couverture de laine , qui orne mon lit, je conserve une chaleur réconfortante qui me gave d'un doux confort ; La chaleur de mon corps se met a épouser cette dégénérescence d'une altération qui me traîne vers la perte de ma chaleur virtuelle. 
  La ritournelle de mon énergie n'émet plus que 27 battements dans la minute. Mes pensées se laissent soumettre sournoisement de mes habitudes vitaux pour s'éloigner vers cette étendu inaltérable qui se compose du vide de l'après vie . C'est une immensité fabuleuse qui germe une puissante aimantation, elle m'endigue inlassablement vers le fluide d'un tourbillon d'une satisfaction parfaite. Il y une vapeur bonne, attirante et agréable au contacte. C'est un tournis qui me donne l'envie de me laisser envelopper par cette extase étourdissante d'inattention. Un murmure presque inaudible guide ma voie ; Il entrelace  toutes mes réactions contradictoires, tel un fétus de paille emporté par un puissant vent dominant. Je suis devenu son otage, il m'élève vers un orbite bien défini. Je me retrouve dans une onde d'ivresse qui déstabilise mon tempérament habituel, je tourne dans le sens contraire a mes habitudes .
   Le battement de mon coeur ralentie, il émet les 25 mouvements dans la minute. Ces mouvements refroidissent mon corps ; Elle m'oblige a quitter toute la vitalité de mon corps pour l'abandonner là comme un cadavre sans que je ne puisse faire le moindre effort qui signe une responsabilité. Tel un nuage de vapeur en translation je sens que mon âme s'adonise en transition invisible qui se hisse de dix centimètres du cocon de mon élément fait de chair et de sang tiède. 
   Mon coeur ne brise plus que 20 battements a la minute et le bruit que provoque cette machine a pomper évoque une fébrilité qui détient une marge incertaine. Mon savoir surplombe mon corps de plus d'un mètre et le rayonnement de sa chaleur ne réactionne plus qu'une faible partie de ma conscience. Je me regarde dormir sous cette couverture de laine et sur cet oreille fait de plumes. Mon attention se rend compte que mon corps s'éloigne, je suis sur un nuage, aucune énergie m'est utile. Ma chaleur humaine devient inutile. L'obscurité ne trouve plus son besoin d'être et la dématérialisation engendre le fluide conducteur de mes sentiments. Sur mon corps de nombreux fourmillements picotent ma peau jusqu'à démanger les bouts de mes doigts  et celui de mes pieds. Cela provoque  une attention qui traduit a ma vue l'état de mon enveloppe a celui d'une peau d'âne laissé pour compte. Une petite nuance de l'éternelle soulève un peu plus ma doublure vers le plafond de ma chambre a coucher.
   Suis je réelle où plongé dans l'action surnaturelle de la grâce ?
   Mon coeur ne bat qu'une rotation de 18 battements a la minute. Elle me parait petite et sans importance, cette masse de chair qui ne veut pas tenter de me plaire pour m'attirer vers elle ? Il n'y a pas d'ombre dans mon déplacement, cette pénombre est aussi sombre que la clarté du vide sans nombre.
   Ma respiration s'arrête et mon coeur boude son obligation. Un déroulement rapide du vécu flache mes souvenirs. Je retrouve les moments ardent qui m'ont tant bercé et égrainé les instants de ma vie qui n'ont tant flatté ; Je remarque ma femme que j'aime avec folie : Je voie mes enfants qui grandissent avec envie vers la sagesse de la vie : Je me rend compte que tout, littéralement tout est fini .
   Mon corps se met a trembler, mon dernier sureau , quant soudain mon coeur s'emballe. Le lit vibre a un rythme réfréné. Mon subconscient se révolte contre l'inconscience avec ébullition. Mes doigts ont du mal a bouger car le manque de vitalité les eut étourdie. Le rythme cardiaque de mon coeur exprime brusquement 80 mouvements dans la minute qui suit. Mon souffle rapide provoque une monté de la température de mon corps ; Cela me fait transpirer de grosses goûtes transformant mes vêtements en un tissus pâteux. Tous les fibres me collent a la peau. J'ai résolu, avec une profonde volonté, qu'il faut que je poursuive le cil de ma vie. Je veux continuer de vivre, vivre, vivre.
  Ce ne fut pas ce jour là que la mort eut réussit a enrouler mon corps et a embarquer mon savoir ; Ce n'est pas cette nuit là que l'éternité a sut m'entraîner vers ses câlins gracieux mais, qui le sait ? Ce sera peut être demain ça c'est certain ???


         Les rêves sont des paysages qui troublent l'être humain,  certain les entraînent vers le lointain .
                                      JJM