lundi 16 novembre 2009

L'ENFANT ADOPTE ( poésie n 114 )


mirage au dessus des nuages sage










L'ENFANT ADOPTE

Au jour de sa naissance,
Il ne fut pas bien grand.
Il mangeait autant,
Que mon frère d'un an.
Son sourire sympathique,
Reflétait les trais de sa maman.
Qu'il fut beau, cet enfant,
Avec ses deux dents là devant,
A quatre ans, une agilité l'animait ,
Sa corpulence, sportive,
Ne limitait pas son comportement,
Il était fort et souriant
Quel bon coeur vaillant,
Pour ce garçon de dix ans.
Je le préférais à mon frère,
Âge de onze ans, à ce moment.
Je ne lui trouvais pas de défauts,
Et lui accordais mes sentiments.
Quel redoutable boxeur,
Que cet adolescent.
Ses gestes sont rapides,
Sa vivacité indomptable.
Je suis fier à ces cotés,
Ne veut en rien l'importuner.
Quel triste sort, vient d'arriver,
Un accident banal, la emporter.
Pour l'administration, éduqué,
Un sans famille à oublier ,
Mais une peine ma frappé,
Je veux le revoir avant de l'enterre.
Quel triste forme, que ce corps allongé,
J'ai l'impression qu'il respire, ce défiguré.
Ce n'est pas vrai, c'est pas une vérité,
Que mon frère nous a quitté,
Je me sent mal, je veux m'en aller.
Jusqu'à aujourd'hui, depuis ce jours,
Je garde marqué pour toujours ,
Cette trace de cette enfant adopté ,
Le visage d'un adolescent,
Que l'administration a rejeté,
Ce frère que j' aime a jamais.

JJM